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Tranche de vie: les crèmes anti-âge, un vrai “racket”!

Tranche de vie: les crèmes anti-âge, un vrai “racket”!

J’ai 44 ans, est-ce que je vous l’ai dit?  Je ne suis pas vieille, non, mais je ne suis plus bien jeune non plus.  Car “quand j’étais jeune”, je disais toujours que jamais, au grand jamais, je ne mettrais de teinture dans mes cheveux ni […]

Y a-t-il des fantômes à Val-Jalbert ?

Y a-t-il des fantômes à Val-Jalbert ?

Val-Jalbert est un village-fantôme aujourd’hui, mais il n’en fut pas toujours ainsi: entre 1901 et 1927, Val-Jalbert était un village industriel en avance sur son temps. Puis l’usine a fermé et ses habitants sont tous partis, laissant presque tout derrière eux. En visitant ce village, on a l’impression que leurs âmes y sont toujours.

Une Cane et ses Canetons Colverts

Une Cane et ses Canetons Colverts

J’étais assise sur un quai, guettant d’éventuels canards lorsqu’un bruit d’ailes m’a fait tourner la tête.  La plus adorable scène m’est apparue: une cane et ses canetons colverts.  Je les ai suivis du regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans les roseaux.  Les voici, rien que pour vous.

La route des Battures: le Fjord sous le soleil

La route des Battures: le Fjord sous le soleil

En vacances, ce que j’aime faire, c’est me lever le matin et prendre la route sans savoir où je vais.  Par cette belle journée de juin, c’est ainsi que j’ai fait la route des battures du Fjord du St-Laurent!

Retour au marais: les sentiers de Métabetchouan

Retour au marais: les sentiers de Métabetchouan

Avant qu’une amie m’en parle, j’ignorais qu’un tel marais existait si près de chez moi. Et Sylvie me dit “Il y a de jolis sentiers et des oiseaux à photographier”. Compte-rendu d’une visite au marais de Métabetchouan.

Balade en campagne jeannoise: le Sentier des Oiseaux

Balade en campagne jeannoise: le Sentier des Oiseaux

 

C’est bien grâce à Lola si j’ai envie chaque jour de battre la campagne à la recherche de trésors.  C’est ensemble que nous partons à l’aventure quand mes nuits de travail se terminent.  Elle renifle les odeurs, remarque les bruits.  Les chiens ne sont pas que les meilleurs amis de l’homme, ils sont aussi des partenaires de santé.

 

 

Le mauvais temps n’aurait pu nous arrêter, nous qui aimons profiter de l’instant présent.  Le temps sera sûrement trop court.  Il l’est toujours pour ceux qui s’aiment.

 

 

Notre chemin de campagne s’appelle “Le Sentier des Oiseaux”.  Il surplombe la forêt d’Émeraude et forme une boucle de quelques kilomètres.  Peu de gens le fréquentent et ceux qui le font ont en général un chien.  On y retrouve plusieurs petits animaux typiques des forêts québécoises: castor, ratons, blaireaux, mouffette (qu’ici nous appelons parfois “bêtes puantes”), marmottes, etc.

“Pour vivre heureux, vivons cachés.”  -Jean-Pierre Claris de Florian

Et bien sûr, le Sentier regorge d’oiseaux à photographier, tous plus beaux les uns que les autres, mais ils n’apprécient pas les regards indiscrets et le chasseur d’images doit se montrer calme et patient.

 

Paruline à flancs marronsUne paruline à flancs marrons

 

Un moucherolle phébiUn moucherolle phébi

 

Un bruant familierUn bruant familier

 

 

Les chemins rétrécissent parfois.  Comme dans la vie quotidienne, il nous arrive de passer par des chemins étroits.  Le passage est parfois long.  Mais ce sont eux, les chemins les moins fréquentés.  Parole d’une fille qui a survécu à une méningite ET à un burn out…  Je vous dirai aussi que ce sont ces chemins-là qui nous mènent à l’inédit et à la découverte de soi.  Il y a des chemins qui nous donnent envie de les suivre et des barrières, de les franchir.

 

 

La Nature nous apprend tous les secrets de la Vie.  Elle nous enseigne des lois qui s’appliqueront à tout.  Mes parents étaient un peu hippies et beaucoup philosophes.  Ils faisaient pousser des plants de tomates dans des vieilles cuves de laveuse.  L’hiver, mon père construisait un solarium dans lequel il “encastrait” littéralement des arbres afin que nous puissions observer des animaux aller et venir de l’intérieur.  Ils nous ont enseigné très tôt la Première Loi de la Nature: “Contemple la Nature afin de savoir comment toute chose est faite”.

 

 

Quand on écoute, la Nature nous parle.  Elle n’est rien aux yeux et aux oreilles des impies, mais elle est sacrée pour Lola et moi.  L’équilibre, l’harmonie et la santé sont trois fées qui l’habitent.

 

 

La belle n’est pas très docile en laisse.  Elle se laisse tenter par les distractions.  Bref, elle me correspond.

 

 

Pourquoi résister aux forces qui nous entraînent vers l’inconnu?  Nous sortons souvent des sentiers battus pour nous aventurer, sans bruit et sans dommages, dans des sanctuaires à ciel ouvert.  Les plus beaux arbres sont sauvages.

 

 

Et nous tombons sur cette curiosité, cet arbre mi-feuillu, mi-conifère, qui porte à la fois des feuilles et des aiguilles.  Quel est-il?  En avez-vous déjà vu?  Un “conu”?  Un “feuillifère”?

 

 

Il est maintenant temps de rentrer.  Avec son épaisse fourrure de chow chow, Lola a chaud et soif.

 

 

Sur le chemin du retour, quelques voisins nous saluent.  Au revoir et merci, Sentier des Oiseaux…

 

Le roselin surprise

Le roselin surprise

Ce roselin pourpré mâle est une vraie bénédiction: il est demeuré dans le cerisier longtemps malgré les travaux des voisins. 761 photos en tout!

Le temps des nids

Le temps des nids

La vie foisonne dans les milieux humides. Nous nous attendions à voir des des centaines d’oiseaux au Petit Marais de St-Gédéon en fin de semaine. Mais il n’en fut rien: c’est le temps des nids.

La mort de Mère L’Oiseau

La mort de Mère L’Oiseau

Il y avait quelque chose dans le vent ce jour-là
Qui a fait frissonner les âmes du sous-bois
Et ton cri s’est figé dans l’air, translucide
Le ciel était gris, menaçant et livide
 

 

Maudits soient les hommes derrière les murs de verre
Qui sont venus salir l’irréprochable hiver
Tu venais de naître, elle te fut arrachée
De la branche du chêne elle allait s’élancer
 


Ils ont laissé choir son corps ensanglanté
Longtemps tu es resté pour qu’elle se réveille
Et as vu la mort dans ses yeux se glacer
Ton chant n’a pas suffi à te garder près d’elle

 

 

Mon Dieu que tu as mal en ton coeur meurtri
Toi qui suivais son pas étoilé dans la neige
Et tu es seul au monde en orphelin transi
En sachant que tu es dernier de ton espèce
 

 

Il te reste des larmes et un vide absolu
Ah! comme elle était fière de te voir voler!
Mais quand tu te mires dans l’étang glacé
Elle n’est plus comme jadis, hélas à tes côtés
 

 

La forêt se referme sur toi comme un secret
Tu entends le pas lourd de l’indifférence
Franchir une fois de plus ta conscience en paix
Le bras pesant et voilà qu’à ton tour tu t’élances
 

 

Et tu t’en vas dormir dans des bras d’Émeraude
Tu n’as pas connu le printemps encore
Tu fus dans la mémoire le plus inoffensif
Des êtres que Dieu aura mis sur ma route…

 

Visite d’un pic mineur cet après-midi

Visite d’un pic mineur cet après-midi

Si ce n’est pas de la belle visite! Je me demande toujours s’il s’agit de Zoui-Zoui, un petit pic mineur sachant à peine voler qui a passé une journée parmi nous il y a deux étés… Depuis, il y a toujours un pic qui vient nous voir.


Mes pensées

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

C’est aujourd’hui que j’ai choisi pour vous parler de ma forêt.  On a tous une forêt dans le cœur.  Elles sont belles quoique différentes.  Certaines sont idylliques, d’autres réelles.  La mienne est un mélange des deux.

J’y suis allée dès que j’ai pu marcher.  Il y avait tant de chemins qui nous invitaient à les suivre!  Pour avoir grandi dans une forêt dense, une forêt sans nom, pour en avoir fait un terrain de jeu avec mes frères et sœur, je vois la beauté dans chaque arbre de ce monde, qu’il soit planté seul dans une ville polluée, tordu comme un ressort, ou parmi des dizaines de milliers d’autres.  Bien des parents auraient interdit à leurs enfants de s’approcher trop près des bois en leur disant “Prenez garde aux animaux”.  Mais nos parents connaissaient assez la forêt pour ne pas nous inculquer la peur.  Ils avaient déjà vécu libres, eux aussi.

La forêt de mon enfance avait ceci de beau qu’elle était habitée par des milliers de créatures rieuses qui étaient partout, pas comme dans les forêts modernes où, rares, elles se cachent sans fin.  Élans, ours,  écureuils, lièvres, castors, loutres, tamias, chiens de prairies, souris, loups, renards, musaraignes, ratons laveurs, coyotes, blaireaux, mouffettes, etc.  Ils pullulaient dans la région.

Ma forêt était peuplée d’oiseaux qui pépiaient et souvent, seul le bruit de leurs ailes quand ils s’élançaient des arbres nous signalait leur présence.   On y trouvait souvent des nids et quelquefois, des œufs à l’intérieur, mais on n’y touchait pas.   Il y avait aussi des ruisseaux qui chantent et nous aimions examiner l’eau à la recherche d’une forme de vie.  Quand il faisait chaud et que nous étions fatigués, nous y buvions un peu avant de poursuivre nos expéditions.  Il n’était pas de sons plus agréables et qui inspirent autant le calme que ceux de cet endroit enchanté.  L’équilibre de mon âme en dépendait.

La plus grande gamme de coloris avait été déposée là par le plus brillant des artistes: la Nature.  Mes bois étaient surtout peuplés de conifères.  Ils en portaient les odeurs au loin.  Ils se trouvaient à une distance telle qu’un enfant puisse marcher entre leurs branches.  Mais il est vrai que de temps en temps, j’ai recueilli quelques égratignures, que j’ai rampé sous les plus bas rameaux.  Ma pauvre mère en a lavé du linge sale!  Cela n’avait d’ailleurs aucune importance ni pour elle ni pour moi.  Chaque cicatrice de mes genoux et de mes coudes me rappelle de bons souvenirs.  Les abords de la forêt ont vu s’installer peu à peu quelques feuillus, des bouleaux noirs et à papier et des trembles.  Ces derniers avaient des feuilles qui brillaient au soleil comme des milliers de paillettes et lorsque le vent se levait, elles avaient des sons musicaux.

La forêt avait de ces lumières si particulières qui changent le regard que l’on porte sur les choses.  Elle exposait la complexité de la Nature, sa sagesse infinie, des rainures dans les feuilles qui n’étaient jamais tout à fait semblables, jusqu’aux grandes plantes dont je recueillais de la mousse pour la mettre dans mon oreiller.  Elle filtrait à travers les arbres, comme quoi la lumière peut toujours gagner sur la pénombre.  Ses rayons se décomposaient.  Au printemps, ils venaient à bout de la froidure des plus profonds hivers.

Le temps n’était pas compté.  Cela aurait définitivement tout changé.  Nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir.  Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes.  Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque.  Alors que cette paix nous est si accessible!

Bien avant Dora et Indiana Jones, j’étais exploratrice.  Encore aujourd’hui, rien ne me ravit autant que de me faire aventurière.  Et même quand je repasse plusieurs fois au même endroit, la forêt n’est plus tout à fait la même au fil des jours… au fil des secondes!  À cette époque, il n’y avait pas de planches.  Il y avait des cabanes.  Il n’y avait pas de sentiers.  Il y avait des défis.  Il n’y avait pas de iPad.  Il y avait la forêt.

Cette forêt  est mon temple.  Elle est ma vie.  Il est beau de rêver que quelque part, il y a encore une forêt intouchée et qui le restera.


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