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La super Lune bleue de sang vue d’ici

La super Lune bleue de sang vue d’ici

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Comme dans cette chanson de Renaud

Comme dans cette chanson de Renaud

Pendant toutes mes randonnées en forêt, lorsque je lève les yeux au ciel, je pense à cette chanson de Renaud, « Fatigué », qui dit ceci:

Je voudrais être un arbre, boire l’eau des orages 
Me nourrir de la terre, être ami des oiseaux, 
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages 
Qu’aucun homme ne puisse y planter un drapeau 

 

La « shed »

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C’était un vieux bâtiment en planches de bois qui sentait l’essence et l’huile.  Une ancienne roulotte de chantier montée sur des blocs de béton derrière la maison.  Des outils et des pièces de toutes sortes étaient savamment classés sur tous les établis et tous les […]

Hydro-Québec: 5 énergies alternatives pour échapper au monopole

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Les perles de la santé

Les perles de la santé

Je suis infirmière en milieu hospitalier et comme tous mes confrères et consœurs, je rencontre des gens de tous les horizons, tous les âges et tous les niveaux d’éducation.  Voici quelques perles issues des patients ou du personnel attentionné de notre vénérable institution.

  • « Je me suis fait enlever mes hippolytes. » (polypes)
  • « Envoyez-moi l’infirmière et pas celle qui est laide… »
  • « Je ne dors pas.  Je voudrais avoir un Activant. »  (Ativan)
  • « Le patient a un syndrome prépusculaire. »
  • « Ma mère est morte d’une cirrhose en plaques. »
  • « Le médecin a dit qu’il allait me faire une chorégraphie et ensuite, il est parti. »
  • « J’ai eu une colomboscopie et depuis ce temps-là, l’urine et les selles, c’est tout mélangé. »
  • « Ils m’ont opérée d’urgence.  J’ai été euthanasiée. »
  • « Le doqueteur a dit qu’il fallait que je voie un « speakologue ».
  • « Je ne resterai pas tranquille tant que je n’aurai pas vu le Père Noël. »
  • « J’ai mal à mon anus valgus. »

 

Et voici quelques perles des patients confus la nuit…

  • Une patiente endormie se réveille lors d’une tournée de nuit, nous regarde un à un autour du lit avec des yeux effrayés et demande « Est-ce que vous êtes d’une autre espèce? »
  • Un patient somnambule vient au poste de garde et demande « Où il est le cercueil à porter? »
  • Une patiente de 98 ans: « Oh mon Dieu, il est quelle heure?  Il faut que j’appelle maman pour qu’elle vienne me chercher! »
  • J’aide une patiente à se rendre aux toilettes puis à se recoucher, même si celle-ci a pour souci de ne pas prendre trop de mon temps.  Elle me regarde alors, prise d’un éclair de génie, en disant « Oh mon Dieu, tu es comme Lina!  Tu connais Lina? »  Je lui réponds que non.  Alors elle me dit « Elle est grosse, elle est laide, mais maudit qu’elle a bon coeur! »

 

Et quelques perles des notes infirmières:

  • « Fait sa toilette au lave à beaux »
  • « Sort de sa contention comme Houdini »
  • « Circule à la salle à manger pour miction »
  • « Utilise le tube de Voltaren comme crème contre les hémorroïdes »
  • « Plombier de métier, le patient a démonté toute la robinetterie et retiré le lavabo de sa chambre »
  • « Présente une urine nauséabondante »
  • « Perruque de la patiente prise pour un écureuil sur sa lampe de chevet et cri de l’infirmière qui réveille celle-ci »

 

Le jour où la langue de l’infirmière a fourché:

-Madame, nous allons monter votre tête de lit… notte!

Heureusement qu’elle a ri!

 

Les notices sur les boîtes de médicaments:

-Sur une boîte contenant une fiole d’insuline: « Ne pas placer au micro-ondes avant injection ».  

 

D’autres perles à venir…

 

 

 

La tourterelle passant l’hiver ici

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Les tourterelles tristes passent rarement l’hiver dans le secteur.  J’ai aperçu la première hier, semblant gelée sur une branche.  Pardon si cette image ne lui rend pas justice: elle était bien loin.  Elle n’a pas bougé pendant plus d’une heure.  Le froid gagne la région.  […]

Je suis « redneck » et je m’assume

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La neige de novembre

La neige de novembre

Le froid est arrivé tôt, la neige aussi.  Elle est là pour rester.  Les motoneigistes s’en donnent à coeur-joie aujourd’hui dans les sentiers qui se déroulent comme une peinture acrylique sur une toile.  Le ciel est bleu sombre.  Qu’à cela ne tienne, il y aura d’autres jours!

Cette année, nous n’aurons pas à nous plaindre d’un temps mort entre l’automne et l’hiver où nous sommes dans nos chaumières en attendant de pratiquer nos loisirs dans la neige.  Nous sommes exaucés.  Il y a tant de belles choses à voir et à faire.  Pourquoi rester encabanés quand quelques vêtements chauds et colorés nous permettent de conquérir un nouveau royaume, l’hiver?  Faisons des pistes partout.  Faisons des glissades et des bonshommes de neige.  Allumons l’hiver comme il ne l’a jamais été.  Célébrons notre santé.  

Cette année, nous passerons les Fêtes sous la neige!

 

 

 

1617-2017: L’héritage de Louis Hébert, pionnier de la présence française à Québec

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Louis Gaston Hébert naquit dans une maison près du Louvre à Paris en 1575.  Son père Nicolas était apothicaire à la cour de la reine Catherine de Médicis.  Sa mère, Jacqueline Pageot, décéda alors que Louis n’avait que 15 ans.  Il exerça la profession d’apothicaire-épicier à […]


Mes pensées

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

C’est aujourd’hui que j’ai choisi pour vous parler de ma forêt.  On a tous une forêt dans le cœur.  Elles sont belles quoique différentes.  Certaines sont idylliques, d’autres réelles.  La mienne est un mélange des deux.

J’y suis allée dès que j’ai pu marcher.  Il y avait tant de chemins qui nous invitaient à les suivre!  Pour avoir grandi dans une forêt dense, une forêt sans nom, pour en avoir fait un terrain de jeu avec mes frères et sœur, je vois la beauté dans chaque arbre de ce monde, qu’il soit planté seul dans une ville polluée, tordu comme un ressort, ou parmi des dizaines de milliers d’autres.  Bien des parents auraient interdit à leurs enfants de s’approcher trop près des bois en leur disant « Prenez garde aux animaux ».  Mais nos parents connaissaient assez la forêt pour ne pas nous inculquer la peur.  Ils avaient déjà vécu libres, eux aussi.

La forêt de mon enfance avait ceci de beau qu’elle était habitée par des milliers de créatures rieuses qui étaient partout, pas comme dans les forêts modernes où, rares, elles se cachent sans fin.  Élans, ours,  écureuils, lièvres, castors, loutres, tamias, chiens de prairies, souris, loups, renards, musaraignes, ratons laveurs, coyotes, blaireaux, mouffettes, etc.  Ils pullulaient dans la région.

Ma forêt était peuplée d’oiseaux qui pépiaient et souvent, seul le bruit de leurs ailes quand ils s’élançaient des arbres nous signalait leur présence.   On y trouvait souvent des nids et quelquefois, des œufs à l’intérieur, mais on n’y touchait pas.   Il y avait aussi des ruisseaux qui chantent et nous aimions examiner l’eau à la recherche d’une forme de vie.  Quand il faisait chaud et que nous étions fatigués, nous y buvions un peu avant de poursuivre nos expéditions.  Il n’était pas de sons plus agréables et qui inspirent autant le calme que ceux de cet endroit enchanté.  L’équilibre de mon âme en dépendait.

La plus grande gamme de coloris avait été déposée là par le plus brillant des artistes: la Nature.  Mes bois étaient surtout peuplés de conifères.  Ils en portaient les odeurs au loin.  Ils se trouvaient à une distance telle qu’un enfant puisse marcher entre leurs branches.  Mais il est vrai que de temps en temps, j’ai recueilli quelques égratignures, que j’ai rampé sous les plus bas rameaux.  Ma pauvre mère en a lavé du linge sale!  Cela n’avait d’ailleurs aucune importance ni pour elle ni pour moi.  Chaque cicatrice de mes genoux et de mes coudes me rappelle de bons souvenirs.  Les abords de la forêt ont vu s’installer peu à peu quelques feuillus, des bouleaux noirs et à papier et des trembles.  Ces derniers avaient des feuilles qui brillaient au soleil comme des milliers de paillettes et lorsque le vent se levait, elles avaient des sons musicaux.

La forêt avait de ces lumières si particulières qui changent le regard que l’on porte sur les choses.  Elle exposait la complexité de la Nature, sa sagesse infinie, des rainures dans les feuilles qui n’étaient jamais tout à fait semblables, jusqu’aux grandes plantes dont je recueillais de la mousse pour la mettre dans mon oreiller.  Elle filtrait à travers les arbres, comme quoi la lumière peut toujours gagner sur la pénombre.  Ses rayons se décomposaient.  Au printemps, ils venaient à bout de la froidure des plus profonds hivers.

Le temps n’était pas compté.  Cela aurait définitivement tout changé.  Nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir.  Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes.  Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque.  Alors que cette paix nous est si accessible!

Bien avant Dora et Indiana Jones, j’étais exploratrice.  Encore aujourd’hui, rien ne me ravit autant que de me faire aventurière.  Et même quand je repasse plusieurs fois au même endroit, la forêt n’est plus tout à fait la même au fil des jours… au fil des secondes!  À cette époque, il n’y avait pas de planches.  Il y avait des cabanes.  Il n’y avait pas de sentiers.  Il y avait des défis.  Il n’y avait pas de iPad.  Il y avait la forêt.

Cette forêt  est mon temple.  Elle est ma vie.  Il est beau de rêver que quelque part, il y a encore une forêt intouchée et qui le restera.


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