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Les perles de la santé

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La tourterelle passant l’hiver ici

La tourterelle passant l’hiver ici

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Je suis « redneck » et je m’assume

Je suis « redneck » et je m’assume

 

Je ne tiens pas un blog « lifestyle ».  Je ne vous écrirai pas quel est le nouveau truc « fashion » pour faire ceci ou pour faire cela.  Les lumières de la ville m’éblouissent sans m’étourdir.  Dans mon coeur, je suis toujours restée « la petite fille de la campagne ».  Je suis issue d’une famille de débrouillards qui avaient toujours plus de solutions que de problèmes.  Et voici comment ça s’exprime aujourd’hui en 10 trucs pour des Fêtes version « redneck« .

 

1. Trucs pour relaxer en hiver

Faites vous couler un bon bain chaud.  Mettez ensuite ces vieux vêtements ringards que vous adorez.  Allongez-vous sur le sofa.  Lisez ou écoutez la télé.

 

2. Trucs pour obtenir quelque chose facilement et à peu de frais

Il y a trois trucs.  D’abord, le DIY ne vient pas d’être inventé.  Même le bon Dieu s’en est servi pour créer le monde.  Si vous voulez quelque chose, vous pouvez le faire: retaper une vieille maison ou un vieux meuble, changer des couleurs, créer des choses de toutes pièces avec vos mains…  Le deuxième moyen, c’est de le troquer contre autre chose.

Le troisième truc est très simple: s’en passer.  Ça a beau être le temps des Fêtes, quand on a pas les moyens de s’offrir quelque chose, on peut s’en passer ou attendre tout simplement que le temps soit venu de nous le payer.  Le crédit facile devrait être exclu de toute équation permettant de réaliser un rêve.

 

3. Les loisirs « in » des « rednecks » en hiver

Quels sont les loisirs « in » des « rednecks »?  Attention, ça va faire tout un choc!  Il s’agit de porter n’importe quels vêtements de circonstances et d’aller dehors.  Oubliez les couleurs, il faut seulement que ce que vous portiez s’agence parfaitement avec la température extérieure.  N’hésitez pas à vous faire accompagner.  Ensuite, trouvez un endroit agréable et continuez d’avancer jusqu’à ce que vous en ayez constaté les bienfaits ou que vous ayez imaginé des variantes.  Vous pouvez même mettre quelque chose dans vos pieds: des patins, des raquettes, des skis, etc.  Rapidement, vous serez appelé-e à acquérir les compétences « Bonhomme de neige 101 » et « Descendre une pente enneigée avec ou sans objet de plastique sous les fesses ».

Lorsque le temps est vilain à l’extérieur ou que vous y êtes déjà allés, vous pouvez faire des casse-tête, bricoler, cuisiner ou jouer à des jeux de société à l’intérieur.  

 

4. Les coiffures de l’hiver 2017-2018

Quoi?  Les coiffures?  Il n’y a que deux coiffures possibles pour cet hiver: coiffée et décoiffée.  Si vous êtes coiffée, vous finirez de toute façon la journée complètement décoiffée.  Priez pour que quelqu’un vous y aide.  Si vous êtes décoiffée, portez simplement un couvre-chef adapté, comme une tuque ou un bérêt.  

 

5. Qu’est-ce que je vais dire à mes enfants?

Voici comment expliquer à vos enfants que vous êtes devenus « redneck ».  « Papa et maman ont décidé de remettre chaque chose à sa place: l’ordinateur dans le bureau, la télé dans le salon, le téléphone portable dans la poche et l’ado dans son lit au couvre-feu.  Cela va sauver de l’argent, du temps et beaucoup d’ennuis, sans compter tous les souvenirs qu’on va pouvoir s’inventer en passant du temps ensemble.  Alors par quoi on commence? »

 

6. Qu’est-ce qu’on va dire à nos voisins?

Vous souhaitez pratiquer la sagesse ou la simplicité volontaire mais vos voisins sont sans cesse à cheval sur la clôture à regarder ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas chez vous?  Vous pouvez toujours tenter de leur expliquer votre démarche.  Mais déjà engagés dans la spirale sans fin de la surconsommation, il y a fort à parier qu’ils voudront vous montrer leur piscine creusée de 28 pieds achetée grâce au refinancement de leur maison à un taux drôlement avantageux.  Vous seriez surpris des belles clôtures « plus hautes » qu’on peut confectionner avec des palettes de bois.  Ils ne sont pas contents?  On s’en tape.

 

7. Comment créer des invitations de Noël personnalisées qui raviront vos invités?

Chaque année, vous recevrez des exemplaires de cartes de Noël vierges par la poste de quelque oeuvre de charité.  Vous les avez probablement rangées dans un tiroir et vous les mettrez au recyclage bientôt.  N’en faites rien!  Prenez-les une à une.  Écrivez le nom de chaque invité dans les cartes ainsi que votre invitation.  Sur les enveloppes qui les accompagnent, écrivez leur adresse, mettez un timbre et postez-les.

 

8. Comment vais-je m’habiller pour Noël?

Le mieux pour ne pas scandaliser les enfants est de porter des vêtements.  Un caleçon, une camisole et des bas (blancs ou de laine) feraient l’affaire mais encore là, vous pouvez porter n’importe quel vêtement adapté à la température.  

 

9. Quoi servir à mes invités pour Noël?

Voilà la grande question que vous vous posez?  Vous devriez avoir honte!  Vos invités, eux, ne se la posent sans doute pas ou… ils ne sont pas là pour les bonnes raisons.  Préparez du fromage et quelques légumes en petits morceaux.  Vous n’avez pas besoin du Super Faites des sandwichs.  Coupez les en quatre pour en faire des triangles.  Cette façon de faire sera déterminante dans le jugement que vos invités auront sur votre party.  Si les sandwichs ne sont pas coupés ou sont coupés à angle droit, ce sera un flop.  Préparez  une tourtière ou des pâtés.  Pour la recette, appelez votre mère, votre grand-mère ou votre belle-mère.  Si elles sont décédées, c’est que la recette était probablement douteuse.  Allez sur un site de cuisine.  Pour le dessert, faites un gâteau blanc très mince, étendez de la confiture dessus, roulez-le.  Ajoutez du glaçage autour et décorez de quelques fruits rouges.  Mettez une nappe et des ustensiles et servez!   

 

10. Quoi offrir en cadeau pour Noël?

Pour les adultes, l’alcool leur fera oublier qu’ils n’ont pas reçu d’autres cadeaux et rehaussera l’ambiance.  Pour les enfants, offrez-leur un livre, un jeu de société ou un article de sport comme un traîneau.

 

Besoin d’autres trucs?  Écrivez-moi! 

Bien sûr, ce texte n’est pas à prendre au premier degré.  Bien que j’apprécie la simplicité,  j’aime bien les artifices parfois, moi aussi!  Il s’agit de se rappeler que le superflu des uns est l’essentiel des autres et que de vivre selon nos moyens ne devrait porter préjudice à personne.  

 

HO HO HO!

 

 

 

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Potage d’automne à la courge musquée et au cari

Potage d’automne à la courge musquée et au cari

Envie d’une soupe d’automne épicée et santé?  J’ai concocté pour vous (et goûté, rassurez-vous) ce délicieux potage qui ravira vos convives.  En plus, il est facile à réaliser!  

 

Ingrédients:

  • 1 oignon blanc haché
  • 2 tasses de bouillon de légumes
  • 1 c. à table de poudre de cari ou selon vos goûts
  • 1 c. à thé de poudre d’ail
  • 1/2 c. à thé de gingembre moulu
  • 1 sac de 400 g de courge musquée en morceaux (congelée)
  • 1 pomme de terre rouge pelée et coupée en carreaux
  • 1/2 tasse de crème 15%
  • 2 c. à table d’huile d’olive

 

Directives:

  • Faire revenir l’oignon dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’il soit devenu translucide
  • Dans un chaudron, incorporer tous les ingrédients sauf la crème, le sel et le poivre
  • Faire bouillir à feu moyen-doux pendant environ 30 minutes jusqu’à ce que les légumes semblent bien cuits.  Mélanger fréquemment.  Ajouter du bouillon de légumes au besoin.
  • Ajouter la crème
  • Réduire le mélange en purée à l’aide d’un mélangeur
  • Saler et poivrer au goût
  • Rectifier l’assaisonnement au besoin
  • Pour ma part, je décore avec de petites branches de romarin.

 

Bon appétit!

 

 

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Mes pensées

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

C’est aujourd’hui que j’ai choisi pour vous parler de ma forêt.  On a tous une forêt dans le cœur.  Elles sont belles quoique différentes.  Certaines sont idylliques, d’autres réelles.  La mienne est un mélange des deux.

J’y suis allée dès que j’ai pu marcher.  Il y avait tant de chemins qui nous invitaient à les suivre!  Pour avoir grandi dans une forêt dense, une forêt sans nom, pour en avoir fait un terrain de jeu avec mes frères et sœur, je vois la beauté dans chaque arbre de ce monde, qu’il soit planté seul dans une ville polluée, tordu comme un ressort, ou parmi des dizaines de milliers d’autres.  Bien des parents auraient interdit à leurs enfants de s’approcher trop près des bois en leur disant « Prenez garde aux animaux ».  Mais nos parents connaissaient assez la forêt pour ne pas nous inculquer la peur.  Ils avaient déjà vécu libres, eux aussi.

La forêt de mon enfance avait ceci de beau qu’elle était habitée par des milliers de créatures rieuses qui étaient partout, pas comme dans les forêts modernes où, rares, elles se cachent sans fin.  Élans, ours,  écureuils, lièvres, castors, loutres, tamias, chiens de prairies, souris, loups, renards, musaraignes, ratons laveurs, coyotes, blaireaux, mouffettes, etc.  Ils pullulaient dans la région.

Ma forêt était peuplée d’oiseaux qui pépiaient et souvent, seul le bruit de leurs ailes quand ils s’élançaient des arbres nous signalait leur présence.   On y trouvait souvent des nids et quelquefois, des œufs à l’intérieur, mais on n’y touchait pas.   Il y avait aussi des ruisseaux qui chantent et nous aimions examiner l’eau à la recherche d’une forme de vie.  Quand il faisait chaud et que nous étions fatigués, nous y buvions un peu avant de poursuivre nos expéditions.  Il n’était pas de sons plus agréables et qui inspirent autant le calme que ceux de cet endroit enchanté.  L’équilibre de mon âme en dépendait.

La plus grande gamme de coloris avait été déposée là par le plus brillant des artistes: la Nature.  Mes bois étaient surtout peuplés de conifères.  Ils en portaient les odeurs au loin.  Ils se trouvaient à une distance telle qu’un enfant puisse marcher entre leurs branches.  Mais il est vrai que de temps en temps, j’ai recueilli quelques égratignures, que j’ai rampé sous les plus bas rameaux.  Ma pauvre mère en a lavé du linge sale!  Cela n’avait d’ailleurs aucune importance ni pour elle ni pour moi.  Chaque cicatrice de mes genoux et de mes coudes me rappelle de bons souvenirs.  Les abords de la forêt ont vu s’installer peu à peu quelques feuillus, des bouleaux noirs et à papier et des trembles.  Ces derniers avaient des feuilles qui brillaient au soleil comme des milliers de paillettes et lorsque le vent se levait, elles avaient des sons musicaux.

La forêt avait de ces lumières si particulières qui changent le regard que l’on porte sur les choses.  Elle exposait la complexité de la Nature, sa sagesse infinie, des rainures dans les feuilles qui n’étaient jamais tout à fait semblables, jusqu’aux grandes plantes dont je recueillais de la mousse pour la mettre dans mon oreiller.  Elle filtrait à travers les arbres, comme quoi la lumière peut toujours gagner sur la pénombre.  Ses rayons se décomposaient.  Au printemps, ils venaient à bout de la froidure des plus profonds hivers.

Le temps n’était pas compté.  Cela aurait définitivement tout changé.  Nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir.  Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes.  Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque.  Alors que cette paix nous est si accessible!

Bien avant Dora et Indiana Jones, j’étais exploratrice.  Encore aujourd’hui, rien ne me ravit autant que de me faire aventurière.  Et même quand je repasse plusieurs fois au même endroit, la forêt n’est plus tout à fait la même au fil des jours… au fil des secondes!  À cette époque, il n’y avait pas de planches.  Il y avait des cabanes.  Il n’y avait pas de sentiers.  Il y avait des défis.  Il n’y avait pas de iPad.  Il y avait la forêt.

Cette forêt  est mon temple.  Elle est ma vie.  Il est beau de rêver que quelque part, il y a encore une forêt intouchée et qui le restera.


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