Balade en campagne jeannoise: le Sentier des Oiseaux

Balade en campagne jeannoise: le Sentier des Oiseaux

 

C’est bien grâce à Lola si j’ai envie chaque jour de battre la campagne à la recherche de trésors.  C’est ensemble que nous partons à l’aventure quand mes nuits de travail se terminent.  Elle renifle les odeurs, remarque les bruits.  Les chiens ne sont pas que les meilleurs amis de l’homme, ils sont aussi des partenaires de santé.

 

 

Le mauvais temps n’aurait pu nous arrêter, nous qui aimons profiter de l’instant présent.  Le temps sera sûrement trop court.  Il l’est toujours pour ceux qui s’aiment.

 

 

Notre chemin de campagne s’appelle « Le Sentier des Oiseaux ».  Il surplombe la forêt d’Émeraude et forme une boucle de quelques kilomètres.  Peu de gens le fréquentent et ceux qui le font ont en général un chien.  On y retrouve plusieurs petits animaux typiques des forêts québécoises: castor, ratons, blaireaux, mouffette (qu’ici nous appelons parfois « bêtes puantes »), marmottes, etc.

« Pour vivre heureux, vivons cachés. »  -Jean-Pierre Claris de Florian

Et bien sûr, le Sentier regorge d’oiseaux à photographier, tous plus beaux les uns que les autres, mais ils n’apprécient pas les regards indiscrets et le chasseur d’images doit se montrer calme et patient.

 

Paruline à flancs marronsUne paruline à flancs marrons

 

Un moucherolle phébiUn moucherolle phébi

 

Un bruant familierUn bruant familier

 

 

Les chemins rétrécissent parfois.  Comme dans la vie quotidienne, il nous arrive de passer par des chemins étroits.  Le passage est parfois long.  Mais ce sont eux, les chemins les moins fréquentés.  Parole d’une fille qui a survécu à une méningite ET à un burn out…  Je vous dirai aussi que ce sont ces chemins-là qui nous mènent à l’inédit et à la découverte de soi.  Il y a des chemins qui nous donnent envie de les suivre et des barrières, de les franchir.

 

 

La Nature nous apprend tous les secrets de la Vie.  Elle nous enseigne des lois qui s’appliqueront à tout.  Mes parents étaient un peu hippies et beaucoup philosophes.  Ils faisaient pousser des plants de tomates dans des vieilles cuves de laveuse.  L’hiver, mon père construisait un solarium dans lequel il « encastrait » littéralement des arbres afin que nous puissions observer des animaux aller et venir de l’intérieur.  Ils nous ont enseigné très tôt la Première Loi de la Nature: « Contemple la Nature afin de savoir comment toute chose est faite ».

 

 

Quand on écoute, la Nature nous parle.  Elle n’est rien aux yeux et aux oreilles des impies, mais elle est sacrée pour Lola et moi.  L’équilibre, l’harmonie et la santé sont trois fées qui l’habitent.

 

 

La belle n’est pas très docile en laisse.  Elle se laisse tenter par les distractions.  Bref, elle me correspond.

 

 

Pourquoi résister aux forces qui nous entraînent vers l’inconnu?  Nous sortons souvent des sentiers battus pour nous aventurer, sans bruit et sans dommages, dans des sanctuaires à ciel ouvert.  Les plus beaux arbres sont sauvages.

 

 

Et nous tombons sur cette curiosité, cet arbre mi-feuillu, mi-conifère, qui porte à la fois des feuilles et des aiguilles.  Quel est-il?  En avez-vous déjà vu?  Un « conu »?  Un « feuillifère »?

 

 

Il est maintenant temps de rentrer.  Avec son épaisse fourrure de chow chow, Lola a chaud et soif.

 

 

Sur le chemin du retour, quelques voisins nous saluent.  Au revoir et merci, Sentier des Oiseaux…

 



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