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Apologie de la pauvreté

Apologie de la pauvreté

Il fut un temps, les gens étaient pauvres.  C’était avant que la richesse rende cette société malade. La pauvreté a fait des gens forts, des artistes, des intellos…

Même dans la forêt la plus profonde au monde…

Même dans la forêt la plus profonde au monde…

Même dans la forêt la plus profonde au monde, on est parfois moins seul que dans la foule.

Le fantôme des hivers passés

Le fantôme des hivers passés

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Je suis de celles qui croient qu’il faut Aimer chaque jour de cette Vie parce que nous avons la chance d’y être tandis que d’autres ne l’ont pas. Les morts, les malades, les gens dans les résidences pour personnes âgées, les enfants qui n’ont pas pu grandir… Le seul fait d’exister devrait me remplir de joie. Mais je me languis des hivers passés et je me sens comme le vieillard qui regarde des photos de sa jeunesse en espérant retrouver un jour ses vieux amis: tout ça me semble bien lointain.

Cet hiver fut redoutable. D’un jour à l’autre, nous avons traversé la pluie, la neige, le soleil, le verglas, le vent, le grésil. Et l’orage de février! C’est comme si les dieux avaient voulu créer une nouvelle saison et qu’ils ne s’étaient pas entendus sur leur oeuvre.

Nous avons été coupées de notre précieuse forêt par des chemins de glace, des bourrasques du norois et des monceaux de neige. Personne d’autre n’entretient plus les sentiers qui bordent le ruisseau d’Émeraude. Nous avons été les seuls visiteurs de cette forêt qui rétrécit chaque année comme une peau de chagrin. Les seuls à voir les arbres marqués pour la coupe. Il faut faire place à la civilisation…

L’ennui avec la civilisation, c’est qu’elle est ingrate. Elle prend tout et ne laisse rien. Où il y avait des arbres, il y aura désormais des maisons, puis d’autres et d’autres encore. La forêt d’Émeraude ne sera plus qu’un souvenir imprimé dans l’esprit de la vieille femme que je serai un jour et cet hiver, un ultime rendez-vous manqué…  Car le temps qui passe ne revient jamais.

 

La vie est toujours belle dans la serre!

La vie est toujours belle dans la serre!

Les énormes falaises de neige de cet hiver fondent enfin. La terre dégèle. Des odeurs agréables envahissent l’air. Les oiseaux reviennent et la gaieté de leurs chants et de leurs danses nous est contagieuse. Il est temps d’ouvrir la serre!

La vie méconnue des infirmières de colonie au Québec

La vie méconnue des infirmières de colonie au Québec

Dans des conditions climatiques extrêmes, il arrivait que l’eau du puits gèle. L’infirmière de colonie devait donc acheter de l’eau à même son salaire et la ménager en cas de besoin. Quand elle revenait d’une longue visite à domicile en plein cœur de l’hiver, le poêle à bois était éteint et il faisait froid dans le dispensaire. Elle était responsable de se chauffer. Elle devait aussi ménager l’huile à lampe qui était alors le seul moyen de s’éclairer. Bien des enfants ont vu le jour à la lueur d’un fanal.

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

C’est aujourd’hui que j’ai choisi pour vous parler de ma forêt.  On a tous une forêt dans le cœur.  Elles sont belles quoique différentes.  Certaines sont idylliques, d’autres réelles.  La mienne est un mélange des deux.

J’y suis allée dès que j’ai pu marcher.  Il y avait tant de chemins qui nous invitaient à les suivre!  Pour avoir grandi dans une forêt dense, une forêt sans nom, pour en avoir fait un terrain de jeu avec mes frères et sœur, je vois la beauté dans chaque arbre de ce monde, qu’il soit planté seul dans une ville polluée, tordu comme un ressort, ou parmi des dizaines de milliers d’autres.  Bien des parents auraient interdit à leurs enfants de s’approcher trop près des bois en leur disant « Prenez garde aux animaux ».  Mais nos parents connaissaient assez la forêt pour ne pas nous inculquer la peur.  Ils avaient déjà vécu libres, eux aussi.

La forêt de mon enfance avait ceci de beau qu’elle était habitée par des milliers de créatures rieuses qui étaient partout, pas comme dans les forêts modernes où, rares, elles se cachent sans fin.  Élans, ours,  écureuils, lièvres, castors, loutres, tamias, chiens de prairies, souris, loups, renards, musaraignes, ratons laveurs, coyotes, blaireaux, mouffettes, etc.  Ils pullulaient dans la région.

Ma forêt était peuplée d’oiseaux qui pépiaient et souvent, seul le bruit de leurs ailes quand ils s’élançaient des arbres nous signalait leur présence.   On y trouvait souvent des nids et quelquefois, des œufs à l’intérieur, mais on n’y touchait pas.   Il y avait aussi des ruisseaux qui chantent et nous aimions examiner l’eau à la recherche d’une forme de vie.  Quand il faisait chaud et que nous étions fatigués, nous y buvions un peu avant de poursuivre nos expéditions.  Il n’était pas de sons plus agréables et qui inspirent autant le calme que ceux de cet endroit enchanté.  L’équilibre de mon âme en dépendait.

La plus grande gamme de coloris avait été déposée là par le plus brillant des artistes: la Nature.  Mes bois étaient surtout peuplés de conifères.  Ils en portaient les odeurs au loin.  Ils se trouvaient à une distance telle qu’un enfant puisse marcher entre leurs branches.  Mais il est vrai que de temps en temps, j’ai recueilli quelques égratignures, que j’ai rampé sous les plus bas rameaux.  Ma pauvre mère en a lavé du linge sale!  Cela n’avait d’ailleurs aucune importance ni pour elle ni pour moi.  Chaque cicatrice de mes genoux et de mes coudes me rappelle de bons souvenirs.  Les abords de la forêt ont vu s’installer peu à peu quelques feuillus, des bouleaux noirs et à papier et des trembles.  Ces derniers avaient des feuilles qui brillaient au soleil comme des milliers de paillettes et lorsque le vent se levait, elles avaient des sons musicaux.

La forêt avait de ces lumières si particulières qui changent le regard que l’on porte sur les choses.  Elle exposait la complexité de la Nature, sa sagesse infinie, des rainures dans les feuilles qui n’étaient jamais tout à fait semblables, jusqu’aux grandes plantes dont je recueillais de la mousse pour la mettre dans mon oreiller.  Elle filtrait à travers les arbres, comme quoi la lumière peut toujours gagner sur la pénombre.  Ses rayons se décomposaient.  Au printemps, ils venaient à bout de la froidure des plus profonds hivers.

Le temps n’était pas compté.  Cela aurait définitivement tout changé.  Nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir.  Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes.  Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque.  Alors que cette paix nous est si accessible!

Bien avant Dora et Indiana Jones, j’étais exploratrice.  Encore aujourd’hui, rien ne me ravit autant que de me faire aventurière.  Et même quand je repasse plusieurs fois au même endroit, la forêt n’est plus tout à fait la même au fil des jours… au fil des secondes!  À cette époque, il n’y avait pas de planches.  Il y avait des cabanes.  Il n’y avait pas de sentiers.  Il y avait des défis.  Il n’y avait pas de iPad.  Il y avait la forêt.

Cette forêt  est mon temple.  Elle est ma vie.  Il est beau de rêver que quelque part, il y a encore une forêt intouchée et qui le restera.

Problème résolu mais….

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Problème de commentaires

Mon blog a manifestement un gros problème avec les commentaires qui se sont tous effacés. J’en suis désolée et d’ailleurs, je travaille à résoudre le problème rapidement.

Et si on adaptait la décoration scandinave au Québec?

Et si on adaptait la décoration scandinave au Québec?

Les décors scandinaves attirent de plus en plus l’attention par leur simplicité, leur beauté et leur fonctionnalité.  Voilà pourquoi je me suis dit « Et si on adaptait la décoration scandinave au Québec? »  Après tout, nous avons beaucoup en commun avec les pays nordiques que sont la Suède, le Danemark et la Norvège et au sens plus large, la Finlande, l’Islande, les îles Féroé et même l’Estonie!

Voici quelques inspirations qui me permettront de revamper mon sous-sol typiquement canadien et de l’adapter à la mode scandinave.

Horloge Mora, pendule, scandinave, suédois
Les magnifiques pendules Mora étaient fabriqués en Suède aux 18 et 19e siècles.

 

Miroir, bois, géant
De grands miroirs au cadre blanc, argenté ou en bois donnent le ton.


Coussin, feutre, nordicité, nord
Quelques coussins colorés ou qui évoquent la nordicité, comme ce coussin de feutre.

 

fenêtres, lumière
Les fenêtres sont dégagées pour laisser entrer la lumière.

 

table, géométrie, décor, sofa, coussins
Notez la géométrie parfaite au niveau des cadres, du sofa et de la table.

 

DIY, scandinave, serviettes, bain
Les éléments DIY sont intégrés au décor. Celui-ci est facile à réaliser.

 

foyer, table, chaises, scandinave, décor
Après vos activités extérieures, le foyer mural vous réchauffera le cœur et le corps.

 

maison, finlandais, suédois, décor, chaleureux, foyer
Le confort du chalet à la maison, voilà qui fait rêver!

 

porte, bois, recyclé, lavage
On peut dissimuler ce que l’on souhaite derrière des portes coulissantes.

 

Scandinave 10
Les objets décoratifs sont mis en vedette sur des tablettes ou dans de jolies bibliothèques.

 

cuisine, scandinave
Une palette de couleurs toute en douceur…

 

Scandinave 12
Cette chambre de bébé est des plus apaisantes. Et que dire de cette chaise berçante?

 

scandinave, bois, décor, chambre, lit, tapis, original, élan
Le bois est utilisé sur des surfaces variées pour réchauffer le décor.

 

luminaire, scandinave, tablettes, clair
Les luminaires sont géométriques, tout en étant simples et modernes.

 

entrée, porte, hauteur, décor, scandinave
Le design scandinave gagne le pari de la hauteur. Voilà ce dont ma maison a besoin!

 

scandinave, décor, papier, peint, parquet
Le papier peint, judicieusement dosé, ajoute du relief.

 

parquet, clarté, clair, scandinave, maison, décor
Les parquets sont clairs, ce qui donne une impression de grandeur.

 

polyvalence, décor, parquet, scandinave, clarté
Un espace ouvert et polyvalent, j’aime, j’aime, j’aime!

décor, scandinave, foyer, famille, table, cuisine
L’agencement des éléments du décor est pensé pour les familles.

Un cadeau du ciel

Un cadeau du ciel

Cette jolie petite mésange à tête noire est venue se nourrir à notre nouvelle mangeoire ce matin. Quel beau spectacle que ces créatures venues du ciel!


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