Réchauffement climatique: un grand bouleversement des écosystèmes

Réchauffement climatique: un grand bouleversement des écosystèmes

Les scientifiques ont observé un raccourcissement de la trompe des bourdons alpins au cours des 40 dernières années.  À la même altitude que leur milieu de vie, certaines espèces de fleurs ont connu une réduction de leur nombre allant jusqu’à 60% depuis une quarantaine d’années. 

D’après une étude rapportée par la revue Science, les scientifiques ont conclu que ce raccourcissement de la trompe du bourdon est un mécanisme d’adaptation développé par ceux-ci aux fleurs non affectées par le réchauffement. 

Le réchauffement climatique serait déjà responsable de la disparition de millions de fleurs dans les zones montagneuses.  Des milliers d’autres fleurs seraient apparues mais leur nombre ne serait pas suffisant pour compenser les pertes.

Une étude publiée en 2012 dans la revue Nature Climate Change en venait à la conclusion que la modification du climat en Europe affectait les oiseaux et papillons de telle manière que ceux-ci tentent de migrer de région.  Résultat: les papillons ayant une durée de vie plus courte, se seraient mieux adaptés que les oiseaux qui, eux, aiment retourner aux mêmes sites de migration.  Le chardonneret, le troglodyte, le bouvreuil, le pouillot, la linotte seraient cinq espèces communes affectées dans leur nombre par le réchauffement des températures. 

Ajoutons à cela que la saison de croissance des arbres a en moyenne avancé de 10 jours au niveau planétaire.  Cela affecte négativement les chenilles et autres insectes qui en dépendent.

Avez-vous noté un allongement de la saison des allergies ou même de nouvelles allergies?  Vous n’avez pas rêvé!  La saison à risque comporte maintenant de 10 à 20 jours de plus, ce qui n’est pas étonnant si l’on songe que les végétaux sont en pleine mutation, ainsi que les insectes pollinisateurs.

Mais a-t-on songé que l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère pouvait aussi avoir un effet sur les allergies.  La production de pollen est augmentée de 61 % dans des atmosphères enrichies en CO2 par rapport au CO2 ambiant. « Bien que ces découvertes suggèrent une augmentation de l’incidence des rhumes des foins et des maladies respiratoires apparentées, il est difficile de juger de la menace pour la santé publique de ce problème » selon le Dr Peter Wayne, chercheur à l’Université Harvard.  L’OMS craint d’ailleurs une aggravation des cas d’asthme, de rhinite, d’eczéma, d’urticaire et d’allergies saisonnières, ainsi qu’une occurrence plus élevée de ceux-ci dans la population.



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