Étiquette : forêt

Le temps des nids

Le temps des nids

La vie foisonne dans les milieux humides. Nous nous attendions à voir des des centaines d’oiseaux au Petit Marais de St-Gédéon en fin de semaine. Mais il n’en fut rien: c’est le temps des nids.

Le fantôme des hivers passés

Le fantôme des hivers passés

Je me languis des hivers passés et je me sens comme le vieillard qui regarde des photos de sa jeunesse en espérant retrouver un jour ses vieux amis: tout ça me semble loin.

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

C’est aujourd’hui que j’ai choisi pour vous parler de ma forêt.  On a tous une forêt dans le cœur.  Elles sont belles quoique différentes.  Certaines sont idylliques, d’autres réelles.  La mienne est un mélange des deux.

J’y suis allée dès que j’ai pu marcher.  Il y avait tant de chemins qui nous invitaient à les suivre!  Pour avoir grandi dans une forêt dense, une forêt sans nom, pour en avoir fait un terrain de jeu avec mes frères et sœur, je vois la beauté dans chaque arbre de ce monde, qu’il soit planté seul dans une ville polluée, tordu comme un ressort, ou parmi des dizaines de milliers d’autres.  Bien des parents auraient interdit à leurs enfants de s’approcher trop près des bois en leur disant “Prenez garde aux animaux”.  Mais nos parents connaissaient assez la forêt pour ne pas nous inculquer la peur.  Ils avaient déjà vécu libres, eux aussi.

La forêt de mon enfance avait ceci de beau qu’elle était habitée par des milliers de créatures rieuses qui étaient partout, pas comme dans les forêts modernes où, rares, elles se cachent sans fin.  Élans, ours,  écureuils, lièvres, castors, loutres, tamias, chiens de prairies, souris, loups, renards, musaraignes, ratons laveurs, coyotes, blaireaux, mouffettes, etc.  Ils pullulaient dans la région.

Ma forêt était peuplée d’oiseaux qui pépiaient et souvent, seul le bruit de leurs ailes quand ils s’élançaient des arbres nous signalait leur présence.   On y trouvait souvent des nids et quelquefois, des œufs à l’intérieur, mais on n’y touchait pas.   Il y avait aussi des ruisseaux qui chantent et nous aimions examiner l’eau à la recherche d’une forme de vie.  Quand il faisait chaud et que nous étions fatigués, nous y buvions un peu avant de poursuivre nos expéditions.  Il n’était pas de sons plus agréables et qui inspirent autant le calme que ceux de cet endroit enchanté.  L’équilibre de mon âme en dépendait.

La plus grande gamme de coloris avait été déposée là par le plus brillant des artistes: la Nature.  Mes bois étaient surtout peuplés de conifères.  Ils en portaient les odeurs au loin.  Ils se trouvaient à une distance telle qu’un enfant puisse marcher entre leurs branches.  Mais il est vrai que de temps en temps, j’ai recueilli quelques égratignures, que j’ai rampé sous les plus bas rameaux.  Ma pauvre mère en a lavé du linge sale!  Cela n’avait d’ailleurs aucune importance ni pour elle ni pour moi.  Chaque cicatrice de mes genoux et de mes coudes me rappelle de bons souvenirs.  Les abords de la forêt ont vu s’installer peu à peu quelques feuillus, des bouleaux noirs et à papier et des trembles.  Ces derniers avaient des feuilles qui brillaient au soleil comme des milliers de paillettes et lorsque le vent se levait, elles avaient des sons musicaux.

La forêt avait de ces lumières si particulières qui changent le regard que l’on porte sur les choses.  Elle exposait la complexité de la Nature, sa sagesse infinie, des rainures dans les feuilles qui n’étaient jamais tout à fait semblables, jusqu’aux grandes plantes dont je recueillais de la mousse pour la mettre dans mon oreiller.  Elle filtrait à travers les arbres, comme quoi la lumière peut toujours gagner sur la pénombre.  Ses rayons se décomposaient.  Au printemps, ils venaient à bout de la froidure des plus profonds hivers.

Le temps n’était pas compté.  Cela aurait définitivement tout changé.  Nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir.  Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes.  Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque.  Alors que cette paix nous est si accessible!

Bien avant Dora et Indiana Jones, j’étais exploratrice.  Encore aujourd’hui, rien ne me ravit autant que de me faire aventurière.  Et même quand je repasse plusieurs fois au même endroit, la forêt n’est plus tout à fait la même au fil des jours… au fil des secondes!  À cette époque, il n’y avait pas de planches.  Il y avait des cabanes.  Il n’y avait pas de sentiers.  Il y avait des défis.  Il n’y avait pas de iPad.  Il y avait la forêt.

Cette forêt  est mon temple.  Elle est ma vie.  Il est beau de rêver que quelque part, il y a encore une forêt intouchée et qui le restera.

Les plus belles images de la ruralité

Les plus belles images de la ruralité

Des campagnes aux villages, des forêts aux fjords et aux océans, la ruralité dans tous ses états.

Maisons et jardins de rêve

Maisons et jardins de rêve

Aujourd’hui samedi, je vous offre mon babillard photo de maisons et jardins de rêve qui font partie de la ruralité et vous souhaite à tous, villageois et citadins du monde, une excellente journée!

Pourquoi je ne veux pas d’une ruralité “moderne”

Pourquoi je ne veux pas d’une ruralité “moderne”

Quand la ruralité sera moderne, ce ne sera plus une ruralité.  Quand la terre aura été marchée, tassée par nos pas répétés,  que plus rien n’y poussera, quand les arbres survivants seront protégés par des cages de fer, que les animaux auront été chassés, alors je m’apercevrai qu’une nouvelle ville a poussé en-dessous de moi, une ville que je n’ai pas voulue.  

Des rennes en Laponie

La ville atteinte par cette maladie de la modernité qu’on a baptisée “progrès” et qui n’en est pas sentira la mort.  Oh pas la mort des champs des bataille ni celle des hôpitaux, mais une mort qui vous endort lentement, qui entame votre esprit et ronge votre corps: la fin des matins clairs et de l’air frais.  Je mangerai la mort aussi car il ne restera rien d’autre.  Le sol épuisé se sera tari.  La lumière aura changé.  Et il sera préférable que je dorme afin de ne pas voir ça.

Une jument et son poulain se reposant dans la montagne

Un jour viendra où l’on voudra réveiller les fontaines, transplanter des hybrides créés par les hommes dans des terres devenues pauvres, nettoyer les rivières assassinées, ressusciter les espèces disparues, ramener les oiseaux, consolider les ruines d’un passé bien plus enviable, ramener les artistes, les paysans et les philosophes.  Mais ils ne sauront de la ruralité que ce qu’ils auront lu dans les livres.

L'époque de la liberté dans les champs dorés

De la “mise en valeur”, qu’ils disaient…  Ils ont un arsenal de machines géantes, des machines à broyer les hommes si cupides.  Ils ont des mots présents, des mots payants que je n’ai pas, parce que ma priorité est ailleurs.  Elle est dans la Vie sacrée que je n’aspire pas à changer, du moment que la Nature est souveraine là où je suis.  Moi je ne marche pas hors des chemins.  Je suis contemplative.  Je crée.  Je ne me donne pas le droit d’interpréter les signes, de juger une oeuvre infiniment plus grande que je ne le suis. Après mon passage, bien peu de choses auront changé.  C’est mon héritage.  Les hommes m’auront oubliée.  La Nature se souviendra de moi.  

Fleurs jaunes

 C’est qui je suis.

Le chalet

Le chalet

Le chalet est un lieu où l’on s’évade du quotidien. On s’enfonce encore plus profondément dans la nature, à l’abri du temps et des tourments.

PAS D’ACCOUCHEMENT SANS DOULEUR

PAS D’ACCOUCHEMENT SANS DOULEUR

Ça semblait même facile pour une femme comme moi qui vit cette heureuse réalité au quotidien. Mais il n’en est rien. Pourtant, j’ai des tas d’idées car je vis au cœur de la Boréalie.


Scroll Up