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La route des Battures: le Fjord sous le soleil

La route des Battures: le Fjord sous le soleil

En vacances, ce que j’aime faire, c’est me lever le matin et prendre la route sans savoir où je vais.  Par cette belle journée de juin, c’est ainsi que j’ai fait la route des battures du Fjord du St-Laurent!

Le temps des nids

Le temps des nids

La vie foisonne dans les milieux humides. Nous nous attendions à voir des des centaines d’oiseaux au Petit Marais de St-Gédéon en fin de semaine. Mais il n’en fut rien: c’est le temps des nids.

La vie est toujours belle dans la serre!

La vie est toujours belle dans la serre!

Ah le printemps! Les énormes falaises de neige de cet hiver fondent enfin. La terre dégèle. Des odeurs agréables envahissent l’air. Les oiseaux reviennent et la gaieté de leurs chants et de leurs danses nous est contagieuse.

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Les juncos ardoisés sont légions ici.
Les juncos ardoisés sont légions ici.

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Les pigeons sont aussi plus nombreux et moins effrayés. Leur chant fait nos matins.
Les pigeons sont aussi plus nombreux et moins effrayés. Leur chant fait nos matins.

Quiscale bronzé
Quiscale bronzé

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L’un d’eux s’est frappé contre la porte du patio et il fallait voir la mine déconfite de la belle Lola. Elle le sentait, me regardait, le retournait, me regardait avec l’air de dire « Mais tu vas faire quelque chose? » Le petit jaseur boréal avait le cou cassé et je n’ai pu le sauver. (Oui, je suis le genre de fille qui essaie de réanimer les oiseaux.) Sa famille l’attendait au pied d’un prunus Schubert et ils ne se sont envolés que lorsque j’ai déposé le petit corps du défunt au pied de l’arbre.

La pauvre Lola et son petit oiseau mort. Pas un instant elle n'a songé à le manger.
La pauvre Lola et son petit oiseau mort. Pas un instant elle n’a songé à le manger.

On voit bien la marque dans son cou, mais on espère. Ce sont des oiseaux si beaux.
On voit bien la marque dans son cou, mais on espère. Ce sont des oiseaux si beaux.

Perchés là-haut, ils semblaient vraiment l'attendre.
Perchés là-haut, ils semblaient l’attendre.

Malgré les températures qui descendent encore sous le zéro, il est temps d’ouvrir la serre! C’est une serre en polycarbonate Palram achetée en mai 2015. Nous l’avions montée un 4 juin. Il était donc trop tard pour démarrer des semis.

La serre à son premier hiver. Elle a résisté à autant de neige et de froid.
La serre à son premier hiver. Elle a résisté à autant de neige et de froid.

C’était vendredi dernier, le 15 avril. J’ai installé deux choses auxquelles je tenais: un chauffage et des jeux de lumières (des « fairy lights ») qui éclairent le petit bâtiment le soir.

Un radiateur de céramique fournit 1500 Watts sur un branchement domestique.
Un radiateur de céramique fournit 1500 Watts sur un branchement domestique.

Résultat de ma première journée: environ 100 semis. Ma plus belle découverte cette année, ce sont les pastilles de tourbe Jiffy. Je me les suis procurées dans une quincaillerie grande surface. Il s’agit d’ajouter de l’eau selon les instructions, de regarder les pastilles se gonfler, de faire un trou au centre de chacune et d’y insérer de une à trois graines à la profondeur indiquée. Les miennes ont germé en 5 jours!

Les fameuses pastilles de tourbe Jiffy, que j'aime, que j'aime!
Les fameuses pastilles de tourbe Jiffy, que j’aime, que j’aime!

Voilà le résultat quelques jours plus tard!
Voilà le résultat quelques jours plus tard!

Une alternative, les petits pots organiques Jiffy. J'y ajoute du mélange de terreau pour semences Miracle Gro.
Une alternative, les petits pots organiques Jiffy. J’y ajoute du mélange de terreau pour semences Miracle Gro.

La serre sent maintenant le terreau frais. Elle sent la vie. Je sais que d’ici peu, elle se parera de couleurs. Fréquenter la serre, environ deux heures par jour, c’est excellent pour la santé! D’ailleurs, j’ai de la petite visite…

Brouillard, petite chatte d'un an et demi qui "jase" sans arrêt. Je ne sais pas trop de quoi, mais ça semble passionnant!
Brouillard, petite chatte d’un an et demi qui « jase » sans arrêt. Je ne sais pas trop de quoi, mais ça semble passionnant!

Puce, mâle orange de plus de 10 ans, qui dévore déjà le gazon. Il est ataxique depuis quelques mois et fait de l'anxiété. La serre l'apaise.
Puce, mâle orange de plus de 10 ans, qui dévore déjà le gazon. Il est ataxique depuis quelques mois et fait de l’anxiété. La serre l’apaise.

Seul le temps dira comment évolueront les semences. Mais il reste de ces journées dans la serre une impression de santé, de paix et de plénitude. Qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, que le temps soit chaud ou qu’il soit frais, la vie est toujours belle dans la serre!

On a tous une forêt dans le coeur

On a tous une forêt dans le coeur

Dans la forêt de mon enfance, nous étions protégés du besoin de prévoir sans cesse l’avenir. Nous n’avions pas de sacs à dos remplis de vêtements de rechange, de vestes de pluie, de bouteilles d’eau et d’allumettes. Quand je regarde en arrière, je ne peux que me demander comment nous en sommes arrivés à ce monde stressé, hypertendu, insomniaque. Alors que cette paix nous est si accessible!

Un cadeau du ciel

Un cadeau du ciel

Cette jolie petite mésange à tête noire est venue se nourrir à notre nouvelle mangeoire ce matin. Quel beau spectacle que ces créatures venues du ciel!

Pourquoi je ne veux pas d’une ruralité « moderne »

Pourquoi je ne veux pas d’une ruralité « moderne »

Quand la ruralité sera moderne, ce ne sera plus une ruralité.  Quand la terre aura été marchée, tassée par nos pas répétés,  que plus rien n’y poussera, quand les arbres survivants seront protégés par des cages de fer, que les animaux auront été chassés, alors je m’apercevrai qu’une nouvelle ville a poussé en-dessous de moi, une ville que je n’ai pas voulue.  

Des rennes en Laponie

La ville atteinte par cette maladie de la modernité qu’on a baptisée « progrès » et qui n’en est pas sentira la mort.  Oh pas la mort des champs des bataille ni celle des hôpitaux, mais une mort qui vous endort lentement, qui entame votre esprit et ronge votre corps: la fin des matins clairs et de l’air frais.  Je mangerai la mort aussi car il ne restera rien d’autre.  Le sol épuisé se sera tari.  La lumière aura changé.  Et il sera préférable que je dorme afin de ne pas voir ça.

Une jument et son poulain se reposant dans la montagne

Un jour viendra où l’on voudra réveiller les fontaines, transplanter des hybrides créés par les hommes dans des terres devenues pauvres, nettoyer les rivières assassinées, ressusciter les espèces disparues, ramener les oiseaux, consolider les ruines d’un passé bien plus enviable, ramener les artistes, les paysans et les philosophes.  Mais ils ne sauront de la ruralité que ce qu’ils auront lu dans les livres.

L'époque de la liberté dans les champs dorés

De la « mise en valeur », qu’ils disaient…  Ils ont un arsenal de machines géantes, des machines à broyer les hommes si cupides.  Ils ont des mots présents, des mots payants que je n’ai pas, parce que ma priorité est ailleurs.  Elle est dans la Vie sacrée que je n’aspire pas à changer, du moment que la Nature est souveraine là où je suis.  Moi je ne marche pas hors des chemins.  Je suis contemplative.  Je crée.  Je ne me donne pas le droit d’interpréter les signes, de juger une oeuvre infiniment plus grande que je ne le suis. Après mon passage, bien peu de choses auront changé.  C’est mon héritage.  Les hommes m’auront oubliée.  La Nature se souviendra de moi.  

Fleurs jaunes

 C’est qui je suis.

Réchauffement climatique: un grand bouleversement des écosystèmes

Réchauffement climatique: un grand bouleversement des écosystèmes

Avez-vous noté un allongement de la saison des allergies ou même de nouvelles allergies? Vous n’avez pas rêvé! La saison à risque comporte maintenant de 10 à 20 jours de plus.


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